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LES OEUVRES D'UN HOMME

HOMMAGE A  EBENIZER MOUKOURI NDOUMBE (ancien président de l'oryx de Douala )

Le 7  février 1965 

Il était là au lever du jour ,lui qui avait vu passer toutes les étoiles ,lui qui avait su  dessiner leur firmament  de jour comme de nuit ,chaque  matin à une époque où le soleil de  la gloire brillait  encore sur notre canton  et que nous volions de victoire en victoire ,de joies en joies,  jadis ,quand  les vents  et les griots de la ville  chantaient  encore, nos succès d’antan et qu’au son des klaxons nous célébrions nos exploits sportifs ,  il était  là comme un acteur témoin   au commande de l’histoire  comme un élu , lui  l’émérite capitaine d’un navire glorieux comme le précurseur d’une aventure unique et inoubliable pour vous pour nous et pour tous.

le témoin privilégié ,ce témoin passionné  d’une épopée  fabuleuse  dont nous gardons l’image d’un guide qui nous a appris à écrire l’histoire d’un CLUB  à la sueur de notre front , nonobstant son statut de personnalité  traditionnelle  respectable en sa qualité de notable  en chef  du canton  BELL, il est le premier dirigeant d’une association sportive   qui a su donné au  football  camerounais toutes ses lettres de noblesse à travers un club  : l’ORYX de Douala  ,dans une ville   et dans un pays   le CAMEROUN  de 1960 à 1968 ,un   PRESIDENT  unique , un meneur d’hommes  pas comme les autres  qui a tant donné  et soutenu la dynamique sportive impériale  des ‘’DOOH DOOH .’’

On  aurait  voulu taire l’histoire du club que la sienne se serait imposée à nous .

Rendre hommage à cet homme n’est que fort mérité  pour nous  les fils ,les petit fils ,les joueurs ,les capitaines , les supporters et sympathisants, pour nous les héritiers d’une œuvre inoubliable comme pour de  nombreux jeunes de notre canton  ,  il serait même réducteur de s’arrêter à un hommage pour ce Monsieur ,  tant son action fut grande et son investissement immense pour l’ensemble de son œuvre ,de sa vie , oui  une stèle serait plus appropriée , et même une place municipale ne serait pas volée pour un homme participe de l’histoire de notre nation ,de notre canton, de notre ville, de notre club de notre pays : UN SYMBOLE SILENCIEUX DE LA NATION

 l’histoire  de cet ancien joueur , devenu instituteur ,président et chef traditionnel dans la grande Famille des  BONADOUMA à DOUALA  n’a laissé personne indifférent dans son activité quotidienne on pouvait l’aimer ou le détester   mais les sentiments  de ses contemporains   peu importent les faveurs ,n’étaient qu’un catalyseur  de verve  et de verbe pour cet homme que nombreux nous avons  été à juger  exceptionnel ;

  LE PRESIDENT était une attraction à lui tout seul par son franc parler, sa sagesse et ses mimiques ,sa pensée  toujours tendue en permanence pour le club qu’il dirigeait  l’oryx club de DOUALA, ne lui laissait pas de temps pour un répit  ,un esprit guerrier  qui nous rappelait  la vertu des grands généraux  d’une armée d’élite.

Joyeux anniversaire MONSIEUR LE  PRESIDENT !

Au soir d’un 7 février 1965 ,une fois le trophée en main  l’hymne camerounais  hissait le drapeau par cet homme à la première marche  des clubs africains  à  ACCRA faisant de son club l’oryx de Douala ,la première équipe continentale championne d’Afrique des clubs pour la première édition au GHANA devant le Roi KWAME KRUMAH ;

un honneur  oui , une fierté certes ,mais surtout le sentiment  profond du devoir accompli  d’un citoyen  au paroxysme de sa passion  il ne pouvait rêver  plus belle récompense divine  que cet état de Grâce ;

UN SYMBOLE ARDENT DE FOI ET D’UNITE

un évènement grandiose qui lui  avait valu  les félicitations d’un pays tout entier mais aussi  une distinction d’honneur par le  chef de l’état SE AHMADOU AHIDJO au lendemain d’une indépendance en pleine période post coloniale ,comme  un symbole ardent de foi et d’unité, la  reconnaissance du travail ,de la passion et de son investissement  pour le sport national et pour le football en particulier au service de la jeunesse .

Un président  heureux ,un  homme joyeux   ,un club  brillant  , une passion sans mesure  , il nous racontait cette histoire chaque fois que l’occasion nous était donnée de discuter du football pendant toutes les années que nous avions passé au club près de lui  comme pour nous transmettre un témoin  le flambeau  de la passion de notre club en brandissant sa médaille reçue  à YAOUNDE .

«  mon fils ce titre je pense qu’il  restera ma plus belle victoire et ma plus grande œuvre sportive l’œuvre d’une passion  » JEMEA .

Lorsqu’après nos victoires ou nos défaites on se réunissait pour la critique comme la coutume le voulait chacune de ses interventions était plus attendue que le film du match qui nous avait réuni , parce que son verbe était spectaculaire ,il était un président démonstratif de ce qu’il savait, de par son vécu ,de ses convictions  ,de ce  que nous  les néophytes qui apprenions  les valeurs du football  ne  pouvions pas lui apprendre : un homme cultivé  et intellectuellement opulent  ,doté d’une locution facile et d’un sens inné de la communication, ses apparitions et ses allocutions en public étaient un spectacle ,que  pour rien au monde nous ne voulions manquer ,l’un des garants de la sagesse traditionnelle SAWA, de la force ancestrale et de ses mystères  .

son accoutrement angélique faisait de lui un homme distingué   ,toujours vêtu de  blanc c’était sa tenue préférée pour les grandes occasions , un homme soigné dont  l’ élégance en disait long sur l’image qu’il voulait donné de lui-même ,son statut intellectuel et social faisait de lui un homme confiant sur de lui et serein ,lui qui voulait être un modèle pour nous, était  un personnage unique en son genre ,un artiste de la communication et du management  ,doté d’un bagage d’une dimension peu commune pour tous ses contemporains .

JEMEA JEMEA JEMEA  était  ce cri qui était la mystique  de notre foi ,la clameur de notre passion ,la ferveur de notre volonté de servir ce mythe comme lui avait fait depuis son jeune âge .

 Monsieur EBENIZER MOUKOURI NDOUMBE  était le dernier des mohicans ,le dernier templier de la légende  de l’oryx club de douala ,L’un des  trois sceaux de notre gloire ;

une gloire qu’il a su construire avec le temps à travers  la force d’une jeunesse volontaire ;

son club l’ORYX était la meilleure école de football de notre  pays au début des années soixante  grâce à la détermination d’un homme que tout le monde savait teigneux ,moqueur   ,dynamique , surtout volontaire et fort éloquent  ,une joie de vivre communicative  un régal de compagnon  ,un one man show permanent de par ses colères fulgurantes, il était entier dans ses rapports avec les autres et fort exigeant  il n’en attendait pas moins de ses pairs !

ce fin diplomate savait autant ménager ses collaborateurs que les confronter à leur incompétence   on se souvient d’un jour  au début des années 80 alors que le fils du secrétaire avait obtenu les faveurs de notre entraineur à la demande de son père pour faire partie du onze entrant  le président ne voulant  pas s’immiscer dans les affaires sportives a laissé faire ,mais devant la catastrophique performance  de notre coéquipier il a eu ses mots d’une  douceur qui nous avait fait marrer pour d’écrire l’évidence et les faits comme pour dire que parfois  la volonté et la foi ne peuvent que se rajouter au talent :

«  je pense que le fils du secrétaire a commencé ce championnat et cette rencontre  avant les autres joueurs très tôt même si je peux dire car il me parait fatigué, il serait préférable pour les prochaines rencontres de le laisser au repos si le secrétaire n’y trouve pas d’inconvénient »  ne souhaitant pas voir l’image de son collaborateur écorché par la valeur intrinsèque sportive de son fils ,une démarche subtile, pleine d’humour et de bon sens .

 Le président  avait le verbe facile et l’expression spontanée  et fluide ,  il savait transmettre à ses hommes un esprit conquérant une idée de la force du groupe par une  devise   qui lui était familière «  à cœur vaillant rien n’est impossible » et pour la victoire nous disait toujours « à ce v  vaillant ,vaillant, vaillant » sa marque de fabrique un leitmotiv que nous avons su épouser tout au long de notre parcours    .

(Le staff  et les joueurs  -Ebellè-koum-Djo-Epétè-Himouck-le Roi kwamè krumah-kotto-Mbappè léppè-Moukoko-Diani- lecoach  MISSIPO DONNA  -le pdt MOUKOURY NDOUMBE- le sécrétaire général  NSONGO EDOUARD-essomba Bell)

Il fut 5 fois champions du Cameroun  avec l’oryx de Douala ,3 fois vainqueur de la coupe du Cameroun et 1 fois champion d’Afrique des clubs  un palmarès riche de 9 titres en 10 ans  qui en dit long sur l’œuvre sportive de cet homme , son charisme faisait de lui un président attachant et aimé de ses joueurs , papa  gâteux et hyper protecteur il vivait le football comme une chose nouvelle tous les jours ,pourtant il avait connu et dirigé tous les monuments que le football camerounais avait pu compter dans ses rangs dans les années 60 .

Du MARECHAL MBAPPE LEPPE à KOUM EMMANUEL ,MOUKOKO DE CONFIANCE ,KOTTO COLBERT TOKOTO JEAN PIERRE , EPETE MAURICE ,PRISO KUNTZ, BENJAMIN HIMOUCK ,TOKOTO ROUDOLPHE ,EBELLE MOUMI ,ELEME RICARDO ,ESSOMBA et bien d’autres encore pour une vie sportive d’ une expérience complète  mais qui lui demandait encore et encore de lui-même’’ EBENAÏ ‘’ un  nom familier que nous lui avions donné était un perfectionniste parfois surréaliste toujours projeté vers les succès de demain ,un homme de foi  foncièrement ancré dans les valeurs chrétiennes.

En 1996 bien longtemps après qu’il ne soit retiré du club pour se consacrer à l’éducation de base ,lors de notre dernière rencontre ,il est encore  là bien que rongé par les combats et les batailles visibles et invisibles de la vie ;

il était là plus sage que jamais   d’une voie plus posée ,par une vie pleine  d’œuvre et de péripéties  un regard plongé  dans la mémoire   parcourant l’incessante    rétrospective des images de ses compagnons disparus  comme le tribut  d’un guide ,d’un capitaine qui est condamné à quitter  le  bateau  en dernier ;

de  tous ceux qui avait connu avec lui la gloire NFON PRISO à LOTH DAYAS, MISSIPO DONNA , EKWE DAYAS ,SOPPO PRISO  , il était le dernier gardien de ce temple  ,socle de nos succès d’hier ;

plusieurs  mois plus tard lorsqu’il rejoint vers l’au-delà ses amis et frères  il nous laisse orphelin de sa sagesse et nostalgique d’une époque écrite en  lettres dorées comme disait COLBERT KOTTO « la belle époque  ».

Ce 7 février  restera à jamais notre jour de gloire et nous ne vous dirons jamais assez merci  merci pour tout ,pour toutes ses joies que vous nous avez offertes .

Hommage à vous  PRESIDENT  il est à nous désormais d’honorer votre mémoire !

Que Dieu bénisse l’ORYX CLUB DE DOUALA !

Daniel Pascal NSONGO

  • DANIEL NSONGO
  • 07/02/2010

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